Novadev Opéra · Paris 2e

TDC et dyspraxie chez l’enfant

Signes, diagnostic et accompagnements — Guide pour les parents

Un garçon apprend à lacer sa chaussure sous le regard patient de son père

Votre enfant a du mal à s’habiller, à utiliser ses couverts, à écrire ou à participer à certains jeux de ballon ? Lorsque les difficultés de coordination sont durables et gênent son quotidien, elles méritent d’être comprises. Elles peuvent notamment faire évoquer un trouble développemental de la coordination (TDC), souvent appelé dyspraxie.

Une maladresse ou une difficulté d’écriture ne suffit pas à identifier un TDC. L’évaluation prend en compte l’âge, les occasions d’apprentissage, le développement de l’enfant et le retentissement de ses difficultés, à la maison comme à l’école.

Ce guide vous aide à reconnaître les situations qui justifient un avis professionnel, à comprendre le diagnostic et à découvrir les accompagnements possibles. Le TDC se manifeste différemment d’un enfant à l’autre : les recommandations doivent donc être adaptées à chacun.

Comprendre

Comprendre le trouble développemental de la coordination

Le TDC est un trouble du neurodéveloppement qui concerne l’apprentissage et la réalisation des gestes coordonnés. Certains gestes peuvent être plus lents, moins précis ou demander davantage d’attention et d’efforts que chez les enfants du même âge.

Ces difficultés peuvent toucher la motricité fine, par exemple pour découper ou fermer un bouton, et la motricité globale, par exemple pour attraper un ballon ou apprendre à faire du vélo. Tous ces domaines ne sont pas nécessairement concernés chez un même enfant.

Un geste qui devient progressivement automatique pour ses camarades peut continuer à mobiliser beaucoup d’attention chez l’enfant présentant un TDC. Il peut comprendre ce qu’on lui demande tout en peinant à le réaliser. La fatigue, la lenteur ou le découragement font ainsi partie des éléments à écouter, au-delà du résultat visible.

TDC et dyspraxie

Le terme « dyspraxie » reste très utilisé par les familles et les professionnels. Le terme « trouble développemental de la coordination » est celui retenu dans les classifications diagnostiques internationales. Les usages ne se recouvrent pas toujours exactement : certaines descriptions de la dyspraxie insistent davantage sur l’organisation des gestes.

Pour une famille, l’essentiel est de comprendre quelles difficultés ont été identifiées, sur quels éléments repose la conclusion et quelles aides peuvent être utiles. Les expressions « dyspraxie visuo-spatiale » ou « difficultés praxiques » doivent être expliquées par le professionnel qui les emploie, en lien avec le fonctionnement de l’enfant.

Maladresse ordinaire et difficultés persistantes

Tous les enfants tâtonnent lorsqu’ils apprennent un nouveau geste. Le médecin s’intéresse à l’importance des difficultés, à leur persistance et à leurs conséquences concrètes. Il tient aussi compte des activités que l’enfant a eu l’occasion de pratiquer.

Ne pas savoir faire du vélo lorsque l’on en a rarement fait ne permet pas de conclure à un trouble. En revanche, des difficultés répétées dans plusieurs activités familières, malgré des occasions d’apprentissage adaptées, peuvent justifier une évaluation.

Le TDC ne permet pas de déduire le niveau intellectuel d’un enfant. Ses capacités de compréhension, ses points forts et ses éventuelles autres difficultés doivent être appréciés pour eux-mêmes.

Les signes du TDC dans la vie de l’enfant

Les exemples ci-dessous illustrent des difficultés possibles. Ils ne sont ni obligatoires ni spécifiques au TDC et ne constituent pas un test à réaliser à la maison.

Les gestes précis et l’autonomie

L’enfant peut avoir du mal à utiliser des ciseaux, manipuler de petits objets, boutonner un vêtement ou coordonner ses deux mains pour une activité. Les repas, l’habillage ou la préparation du cartable peuvent prendre davantage de temps et nécessiter plus d’aide.

L’enjeu n’est pas seulement de savoir si le geste est réussi. Il faut aussi regarder le temps nécessaire, l’effort fourni, les erreurs répétées et l’autonomie réelle de l’enfant.

Les mouvements du corps et les jeux

Courir en changeant de direction, sauter, garder son équilibre ou lancer et attraper un ballon peuvent être difficiles. Certains enfants évitent les jeux qui les mettent régulièrement en échec. D’autres participent avec plaisir mais ont besoin de davantage de temps ou d’adaptations.

Le refus d’une activité sportive peut avoir de nombreuses explications. Il est utile de demander à l’enfant ce qui le gêne : le geste, la vitesse du jeu, les règles, le regard des autres ou autre chose.

L’écriture et le travail scolaire

L’écriture peut être lente, irrégulière ou fatigante. Copier tout en écoutant l’enseignant peut demander un effort important. L’utilisation de la règle, du compas ou l’organisation d’une production sur la feuille peuvent aussi poser problème.

Une dysgraphie ne signifie pas automatiquement un TDC. Les difficultés d’écriture peuvent relever de plusieurs mécanismes, qui doivent être explorés. De même, des difficultés en géométrie ou dans la présentation des opérations ne suffisent pas à conclure à un trouble des apprentissages mathématiques.

Des exemples selon l’âge

Les acquisitions varient d’un enfant à l’autre. Les tranches d’âge suivantes servent à situer des exemples dans le quotidien, sans fixer une norme pour chaque geste.

De 0 à 3 ans

À cet âge, on parle d’abord de développement moteur et de difficultés éventuelles à explorer. On ne peut pas reconnaître un TDC à partir d’une liste de comportements chez un tout-petit.

Quelques exemples de situations à évoquer avec le médecin :

  • Vous vous interrogez sur la progression de votre enfant dans ses déplacements ou sur son équilibre.
  • Il rencontre des difficultés importantes pour manipuler des jouets adaptés à son âge.
  • Les gestes des repas ou la participation à l’habillage vous semblent particulièrement difficiles, au regard de son développement global.

Ces observations peuvent avoir différentes explications. Le médecin habituel, le pédiatre ou la PMI peut examiner l’enfant, suivre son évolution et proposer les évaluations nécessaires. Il n’est pas nécessaire d’attendre l’âge scolaire pour parler d’une inquiétude.

De 3 à 5 ans

Les jeux collectifs, les activités manuelles et les premiers apprentissages graphiques rendent parfois certaines difficultés plus visibles. Le diagnostic de TDC reste particulièrement prudent avant 5 ans et peut nécessiter une observation dans le temps et des évaluations répétées.

Quelques exemples possibles :

  • Les activités de pâte à modeler, d’assemblage ou de découpage demandent beaucoup d’aide.
  • L’enfant peine durablement à coordonner ses gestes dans certains jeux de ballon ou de parcours moteur.
  • Il a du mal à participer à son habillage ou à utiliser les couverts malgré des occasions régulières d’apprentissage.
  • Il évite certaines activités graphiques ou s’y fatigue rapidement.

Un exemple isolé ne permet pas de conclure. Les observations des parents et de l’école aident à comprendre la fréquence des difficultés et leur retentissement. Des aides peuvent être proposées sans attendre une conclusion diagnostique définitive.

De 6 à 8 ans

Avec l’entrée à l’école élémentaire, la place de l’écriture et les attentes d’autonomie augmentent. Les difficultés peuvent devenir plus gênantes même lorsque l’enfant progresse.

Quelques exemples possibles :

  • Il connaît la réponse mais n’arrive pas à terminer le travail écrit dans le temps prévu.
  • Copier, découper ou utiliser une règle lui demande un effort important.
  • Se changer pour le sport, gérer les fermetures de vêtements ou organiser son matériel reste compliqué.
  • Certains jeux moteurs provoquent de la frustration ou sont progressivement évités.

L’évaluation cherche à distinguer ce qui relève de la coordination, de l’attention, des apprentissages ou d’autres facteurs. Elle s’intéresse aussi à la fatigue et au vécu de l’enfant.

De 9 à 13 ans

La quantité de travail écrit, la prise de notes et l’organisation entre plusieurs matières peuvent accentuer le retentissement des difficultés. Certains enfants ont développé des stratégies efficaces, parfois au prix d’efforts peu visibles.

Quelques exemples possibles :

  • L’enfant passe beaucoup de temps à recopier et dispose de moins de ressources pour réfléchir au contenu.
  • Il peine à utiliser les instruments de géométrie ou à organiser certaines productions.
  • La gestion du matériel et les changements rapides d’activité compliquent sa journée.
  • Il se décourage, se compare défavorablement à ses camarades ou évite des loisirs qu’il aimerait pratiquer.

Les aides doivent évoluer avec les exigences scolaires et les priorités de l’enfant. Une stratégie utile en primaire peut nécessiter des ajustements au collège.

Origines

Les causes et les facteurs de risque

Le TDC est lié au développement des fonctions qui permettent d’apprendre et de coordonner les mouvements. Ses causes ne sont pas entièrement comprises. Les recherches explorent notamment des facteurs neurobiologiques et génétiques ; il n’existe pas une cause unique identifiée chez tous les enfants.

La prématurité est un facteur de risque reconnu. Cela ne signifie pas qu’un enfant né prématurément développera nécessairement un TDC, ni que tous les enfants présentant un TDC sont nés prématurément.

Le TDC n’est pas la conséquence d’une mauvaise éducation ou d’un manque de volonté. Les possibilités de pratique comptent pour apprendre, mais demander simplement à l’enfant de « faire plus attention » ne répond pas à une difficulté de coordination persistante. L’objectif est de comprendre les obstacles et de proposer des apprentissages accessibles.

Quand consulter et comment préparer le rendez-vous

Un avis médical est utile lorsque les difficultés motrices durent, gênent l’autonomie ou la scolarité, ou entraînent une fatigue ou une souffrance importante. Vous pouvez commencer par le médecin habituel de votre enfant ou son pédiatre. Les professionnels de l’école peuvent également contribuer au repérage et à l’orientation.

Pour préparer la consultation, notez quelques situations précises : le geste concerné, l’aide nécessaire, le temps pris, ce que l’enfant en dit et ce qui semble faciliter l’activité. Des cahiers, des observations de l’enseignant et les bilans déjà réalisés peuvent être utiles.

Il n’est pas nécessaire de multiplier les exercices à la maison pour « vérifier ». Le récit du quotidien apporte déjà des informations importantes.

Une perte de capacités déjà acquises, une faiblesse inhabituelle ou une modification soudaine des mouvements nécessite un avis médical rapide. Il ne faut pas attribuer ces changements d’emblée à un TDC.

Comment se déroule le diagnostic du TDC

Le diagnostic repose sur une évaluation clinique qui met en relation l’histoire de l’enfant, l’examen médical, l’observation de ses gestes et les résultats des bilans utiles. Il ne découle pas d’un test unique ou d’un questionnaire en ligne.

Comprendre l’histoire et le retentissement

Le médecin reprend le développement de l’enfant, ses antécédents, les difficultés actuelles et les observations de la famille et de l’école. Il cherche à comprendre depuis quand les difficultés existent et comment elles affectent les activités de tous les jours.

L’examen médical permet aussi de rechercher d’autres explications, notamment visuelles, neurologiques ou musculaires. Des examens ou avis complémentaires peuvent être nécessaires selon les observations ; ils ne sont pas systématiques.

Évaluer les compétences motrices et les autres domaines utiles

Selon la situation, un bilan psychomoteur ou ergothérapique explore les compétences motrices et leur utilisation dans la vie quotidienne. Un bilan neuropsychologique peut aider à comprendre le fonctionnement cognitif et attentionnel ou d’éventuelles difficultés associées. D’autres évaluations peuvent être proposées selon les besoins.

Les professionnels choisissent des outils adaptés à l’âge et à la question clinique. Par exemple, le MABC-2 explore différentes compétences de coordination motrice. Des questionnaires auprès des parents et des observations en situation complètent les informations recueillies. Un test de fonctionnement intellectuel n’est pas, à lui seul, un test de dyspraxie.

Un score doit toujours être interprété dans son contexte. La fatigue, la compréhension de la consigne ou l’attention pendant l’évaluation font partie des éléments à considérer.

Mettre les résultats en commun

Pour conclure à un TDC, les professionnels recherchent des difficultés motrices significatives au regard de l’âge et des possibilités d’apprentissage, un retentissement durable sur les activités, une origine développementale et l’absence d’une autre explication plus pertinente.

Le médecin intègre l’ensemble des éléments pour poser le diagnostic lorsqu’ils le permettent. Si des incertitudes persistent, il explique les compléments ou le suivi nécessaires. Même en l’absence de diagnostic confirmé, les besoins repérés peuvent donner lieu à des recommandations.

Comorbidités

Le TDC et les troubles associés

Le TDC peut coexister avec d’autres troubles du neurodéveloppement, notamment un TDAH, des troubles du langage ou des apprentissages, ou un TSA. Ces associations ne sont pas systématiques et ne peuvent pas être déduites du seul diagnostic de TDC.

Une même difficulté apparente peut avoir plusieurs explications. Un enfant qui termine rarement ses exercices peut être gêné par le geste d’écriture, par son attention, par un apprentissage particulier ou par plusieurs facteurs à la fois. C’est pourquoi l’évaluation dépasse la seule observation de la maladresse.

Les expériences répétées d’échec, les moqueries ou les efforts quotidiens peuvent aussi affecter la confiance en soi. L’anxiété, le découragement et le retrait de certaines activités méritent d’être pris en compte, sans être considérés comme inévitables.

Accompagnement

Les accompagnements possibles

Les priorités se définissent avec l’enfant et sa famille. Pour l’un, il s’agira de s’habiller plus facilement ; pour un autre, de réduire la fatigue liée à l’écriture ou de participer à un loisir. Le programme ne doit pas être identique pour tous les enfants présentant un TDC.

Une fillette découpe une forme aux ciseaux, guidée par une ergothérapeute

Travailler des activités qui comptent pour l’enfant

Les interventions peuvent aider l’enfant à apprendre des gestes utiles, à trouver des stratégies et à adapter son environnement. Les objectifs gagnent à être concrets et observables : utiliser un couvert, préparer son matériel ou réaliser une tâche scolaire avec moins d’aide.

L’ergothérapie et la psychomotricité peuvent intervenir selon les besoins identifiés, les compétences des professionnels et les objectifs retenus. Il n’est pas nécessaire de cumuler automatiquement plusieurs rééducations. Leur utilité et leur rythme sont réévalués en fonction des progrès et de la charge pour l’enfant.

Répondre aux difficultés associées

Une orthophonie peut être indiquée si un trouble du langage ou des apprentissages le justifie. Un soutien psychologique peut aider lorsque l’enfant souffre de ses difficultés. D’autres accompagnements sont discutés en fonction de l’évaluation.

Il n’existe pas de médicament spécifique du TDC. Un éventuel traitement concerne une autre affection identifiée et relève d’une décision médicale individualisée.

Soutenir les parents et coordonner les aides

Les parents ont besoin d’explications compréhensibles et de conseils applicables au quotidien. Les échanges entre la famille, l’école et les professionnels permettent de choisir des priorités cohérentes et d’éviter des demandes contradictoires.

L’objectif est de favoriser l’autonomie et la participation de l’enfant, tout en préservant du temps pour jouer, se reposer et vivre en famille.

Les aménagements scolaires pour un enfant avec un TDC

L’école peut adapter les supports, les consignes et les modalités de réponse pour permettre à l’enfant de montrer ses connaissances. Les aménagements sont choisis à partir de ses difficultés réelles et réévalués avec l’équipe éducative.

Des exemples à discuter avec l’enseignant

  • Réduire la copie lorsque l’objectif est de comprendre ou de mémoriser une notion.
  • Fournir un support lisible et suffisamment aéré.
  • Permettre une réponse orale lorsque l’écriture n’est pas la compétence évaluée.
  • Ajuster le temps ou la quantité de travail pour tenir compte de la lenteur et de la fatigue.
  • Proposer des outils de géométrie ou du matériel adaptés si cela facilite la tâche.
  • Adapter certaines activités physiques pour permettre une participation réelle et valoriser les progrès.

Ces exemples ne constituent pas une liste à appliquer intégralement. Il est préférable d’identifier les obstacles les plus gênants puis de vérifier si les adaptations apportent une amélioration.

La place de l’ordinateur

L’ordinateur peut être utile lorsque l’écriture manuscrite limite fortement le travail scolaire. Son intérêt doit être évalué : taper, gérer les fichiers et utiliser les logiciels demandent aussi un apprentissage. Il ne s’agit pas d’une solution automatique pour tous les enfants avec un TDC.

Le choix de l’outil, les objectifs de son utilisation et les conditions de mise en place en classe se préparent avec les professionnels et l’école.

PAP et PPS

Le plan d’accompagnement personnalisé (PAP) peut formaliser des adaptations pédagogiques pour des difficultés scolaires durables liées à un trouble des apprentissages. Sa mise en place repose notamment sur un avis médical et un travail avec l’équipe éducative et la famille.

Lorsque la situation nécessite des mesures de compensation du handicap, un projet personnalisé de scolarisation (PPS) peut être élaboré dans le cadre des démarches auprès de la MDPH. Les besoins sont évalués individuellement : accompagnement humain, matériel ou orientation ne découlent pas automatiquement du diagnostic de TDC.

Les aménagements aux examens font l’objet de démarches spécifiques. Il est utile de les anticiper avec l’établissement scolaire.

Aider son enfant au quotidien

Rendre les gestes plus accessibles

Décomposer une activité en étapes, montrer le geste et laisser du temps peut faciliter l’apprentissage. Des vêtements plus simples à enfiler ou un matériel plus facile à manipuler peuvent soutenir l’autonomie. Choisissez les adaptations avec votre enfant et les professionnels, en fonction de ce qui lui est réellement utile.

L’aide peut être ajustée progressivement : préparer une partie de la tâche, guider une étape puis laisser l’enfant faire ce qu’il maîtrise. L’objectif est de lui permettre de participer sans transformer chaque activité quotidienne en exercice.

Tenir compte de la fatigue

Après une journée d’école, les tâches motrices et écrites peuvent être plus difficiles. Observer les moments où l’enfant est disponible aide à organiser les activités et les pauses. Si les devoirs prennent une place excessive, il est utile d’en discuter avec l’enseignant plutôt que d’allonger systématiquement le temps de travail.

Préserver le plaisir et la confiance

Les loisirs se choisissent selon les envies de l’enfant et les conditions qui lui permettent de participer. Une activité difficile peut rester agréable lorsqu’elle est adaptée et que l’encadrement est bienveillant. Il n’y a pas une liste universelle de sports à pratiquer ou à éviter.

Valorisez les progrès, les stratégies trouvées et les centres d’intérêt de votre enfant. Évitez de résumer son fonctionnement à sa maladresse. S’il rapporte des moqueries ou s’isole, prenez le temps de l’écouter et mobilisez les adultes concernés.

Faire évoluer les aides

Les manifestations du TDC peuvent persister au fil des années, mais l’enfant peut progresser et développer des stratégies. Les besoins changent avec ses activités et les exigences de son environnement. Un point régulier permet d’ajuster les objectifs sans supposer qu’une aide sera nécessaire à l’identique toute la vie.

Chez Novadev

L’évaluation chez Novadev à Paris Opéra

Novadev est un centre physique dédié à l’évaluation des troubles du neurodéveloppement chez les enfants de 5 à 13 ans, situé au 22 rue Saint-Augustin, 75002 Paris.

Une suspicion de TDC s’inscrit dans notre parcours habituel d’évaluation, associant médecin, neuropsychologue et psychomotricien selon les besoins de l’enfant. L’objectif est de comprendre ses difficultés dans leur ensemble, de rechercher d’éventuels troubles associés et de définir les recommandations utiles.

Une fillette en équilibre sur une jambe, guidée par une psychomotricienne

Préparer les rencontres et faire le point

Avant le premier rendez-vous, vous complétez des questionnaires en ligne sur le développement et le quotidien de votre enfant. Vous transmettez les éventuels bilans déjà réalisés.

Le parcours commence par une téléconsultation avec un médecin de l’enfant et de l’adolescent, sans courrier d’adressage préalable. Le médecin reprend vos questions et vous oriente vers les évaluations adaptées. Les bilans effectués ailleurs peuvent être pris en compte ; l’équipe examine les éventuels compléments nécessaires.

Croiser les observations et expliquer les conclusions

Les consultations et les bilans permettent d’explorer les domaines utiles à la compréhension de la situation. Les évaluations sont organisées au même centre et regroupées sur une à deux semaines. La restitution médicale a lieu sous deux semaines après l’évaluation.

Le médecin met en perspective les résultats, l’histoire de l’enfant et les difficultés du quotidien. Il pose le diagnostic lorsque les éléments le permettent et vous explique les conclusions. Vous recevez un compte rendu et un plan d’action comprenant des recommandations adaptées.

Préparer la suite avec la famille

L’équipe vous aide à vous orienter vers des professionnels extérieurs pour les accompagnements nécessaires. Si la situation le justifie, le médecin peut établir les documents utiles pour l’école ou la MDPH.

Pour les enfants de moins de 5 ans, le médecin habituel, le pédiatre ou la PMI reste un premier interlocuteur pour évaluer les préoccupations développementales et proposer une orientation.

Découvrir notre parcours d’évaluation de l’enfant et de l’adolescent

Prendre rendez-vous

Vous avez une question sur l’adéquation de nos bilans à la situation de votre enfant ? Contactez notre équipe via la messagerie sécurisée Doctolib.

Sources et références

Pour approfondir les informations sur le TDC, son évaluation, les accompagnements et les démarches scolaires :

  • Inserm — Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie (2019). Expertise collective et recommandations sur le repérage, l’évaluation et les accompagnements. · Consulter les recommandations
  • Société canadienne de pédiatrie — L’évaluation, le diagnostic et la prise en charge du trouble développemental de la coordination (2021). Repères cliniques, prudence diagnostique chez les jeunes enfants et diagnostics différentiels. · Consulter le document
  • Onisep — Le PAP pour les troubles des apprentissages (2026). Mise en place et suivi des adaptations pédagogiques. · Consulter la fiche
  • Service Public — Le projet personnalisé de scolarisation. Démarches et mesures de compensation selon les besoins de l’élève. · Consulter les démarches

Ces informations vous aident à préparer vos échanges avec les professionnels de santé. Elles ne remplacent pas une consultation médicale.

(FAQ)

Questions fréquentes

À quel âge peut-on réaliser une évaluation ?

Le centre reçoit les enfants de 5 à 13 ans.

En quoi consiste le parcours d’évaluation chez Novadev ?

L'évaluation s’articule classiquement en plusieurs étapes :

- 3 consultations médicales : une consultation d’orientation, une consultation d’évaluation, puis une consultation d’annonce du diagnostic, du plan d’action et des recommandations de prise en charge.
- 4 bilans réalisés en présentiel : un bilan psychomoteur, une évaluation du fonctionnement intellectuel (QI), une évaluation du langage et des apprentissages, ainsi qu’un bilan psychologique.
- Une analyse de questionnaires remplis par l’entourage du patient, pour obtenir une vision globale et précise du profil.

Que contient le rapport remis aux familles ?

Le rapport clinique comprend les observations réalisées, l’interprétation des résultats et les recommandations d’accompagnement.

Combien coûte une évaluation chez Novadev ?

Certaines évaluations spécialisées ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie. Une information claire est systématiquement délivrée avant toute réalisation.

Les évaluations pluridisciplinaires (bilan neuropsychologique, psychologique, psychomoteur et évaluation du langage et des apprentissages) représentent au maximum un coût de 795 €. Ce montant peut être réduit par un remboursement partiel selon les garanties de votre complémentaire santé. Le reste à charge observé est généralement autour de 550 €.

Par ailleurs, les consultations médicales (environ 170 €) sont conventionnées et prises en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans dépassement d'honoraires.

Les évaluations sont-elles remboursées ?

Les consultations médicales sont prises en charge par l’Assurance Maladie.

Les évaluations réalisées par les autres professionnels peuvent être partiellement remboursées par certaines complémentaires santé.

Quand dois-je régler les frais ?

Le règlement des bilans psychomoteur, neuropsychologique, psychologique et l'évaluation du langage et des apprentissages — s'effectue lors de votre première visite. Une facture vous sera alors remise pour solliciter un remboursement auprès de votre complémentaire santé.

Concernant les consultations médicales, elles sont prises en charge directement par l'Assurance Maladie. Vous n'avez aucun frais à avancer.

Les bilans sont-ils fiables et validés ?

Oui. Tous nos bilans et examens suivent les recommandations officielles des autorités de santé et reposent sur des méthodes validées scientifiquement.Ils sont réalisés par des professionnels formés et spécialisés dans l’évaluation des troubles du développement.

Combien de temps dure le parcours ?

Le parcours comprend : une préparation en ligne complétée d’une téléconsultation médicale avec les parents, des évaluations regroupées sur 1 à 2 semaines, une consultation de restitution (diagnostic médical rendu sous 2 semaines après l’évaluation).

À qui s’adresse ces évaluations ?

Elles sont destinées aux enfants et adolescents présentant des difficultés scolaires, comportementales, attentionnelles, émotionnelles ou de développement.

Qui réalise les évaluations ?

Ils sont menés par une équipe pluridisciplinaire réunissant médecins, psychologues, neuropsychologues et psychomotriciens, impliqués dans l’évaluation et l’accompagnement des troubles du développement.

Que se passe-t-il après ?

À l’issue de l'évaluation coordonée, un compte rendu détaillé est remis aux parents. Un plan d’accompagnement personnalisé est ensuite proposé, qui peut inclure :
- une orientation pour la suite,
- des prises en charge rééducatives (orthophonie, psychomotricité, etc.),
- et/ou des aménagements scolaires adaptés.

Un bilan coordonné peut-il être réalisé en une seule journée ?

Idéalement non. Pour garantir la fiabilité des résultats et éviter la fatigue, les évaluations sont regroupées sur 1 à 2 semaines. Toutefois, pour les familles venant de loin, lorsque l’organisation le permet, les évaluations peuvent être regroupées sur 1 à 2 jours.

Les évaluations peuvent-elles aider pour la mise en place d’aménagements scolaires ?

Oui. Le bilan fournit des recommandations précises concernant les apprentissages et les besoins spécifiques de l’enfant. Selon les résultats, il peut servir de base pour :

- un PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé),
- un PAI (Projet d’Accueil Individualisé),
- ou un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) si une notification MDPH est nécessaire.

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