Trouble Développemental de la Coordination (TDC) chez l'Enfant : Guidepour les Parents

Maladresse motrice, difficultés d'écriture, gestes du quotidien compliqués : découvrez tout ce qu'il faut savoir sur le TDC chez l'enfant. Signes d'alerte par âge, parcours diagnostic, prises en charge recommandées et aménagements scolaires.

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Votre enfant est maladroit, se cogne souvent, a du mal à s'habiller seul, rencontre des difficultés importantes en écriture ou dans les activités sportives ? Ces difficultés motrices persistantes pourraient être les signes d'un Trouble Développemental de la Coordination (TDC), anciennemnt appelé dyspraxie. En France, selon les données de l'INSERM et de la Haute Autorité de Santé, le TDC touche environ 5 à 6% des enfants d'âge scolaire, soit environ 1 à 2 enfants par classe. Ces difficultés de coordination, lorsqu'elles sont importantes et durables, peuvent avoir un impact significatif sur la vie quotidienne, la scolarité et le bien-être de l'enfant. Il est important de savoir que le TDC peut être associé à d'autres troubles du neurodéveloppement.

Ce guide vous accompagne pour comprendre le TDC, reconnaître ses manifestations à chaque âge et identifier les démarches à suivre pour obtenir un diagnostic fiable et des solutions adaptées.

Si votre situation nécessite une évaluation rapide, vous pouvez prendre rendez-vous pour un bilan complet du neurodéveloppement.

Qu'est-ce que le TDC chez l'enfant ?

Le Trouble Développemental de la Coordination (TDC), également connu sous le terme de dyspraxie, est un trouble neurodéveloppemental qui affecte la planification, la coordination et l'exécution des mouvements volontaires. Selon la classification internationale DSM-5, le TDC fait partie des troubles neurodéveloppementaux et se caractérise par des difficultés importantes et persistantes dans l'acquisition et l'exécution de compétences motrices coordonnées, malgré une intelligence normale et des opportunités d'apprentissage appropriées.

Le préfixe "dys" signifie "difficulté" et "praxie" désigne la capacité à planifier et exécuter des gestes intentionnels. Le TDC n'est donc pas un problème de force musculaire ni un trouble neurologique classique (comme une paralysie ou un trouble musculaire), mais une difficulté dans la façon dont le cerveau planifie, organise et coordonne les mouvements.

Les caractéristiques principales du TDC :

Les enfants présentant un TDC ont des difficultés dans :

  • La planification motrice : concevoir mentalement la séquence d'actions nécessaires pour réaliser un geste
  • La coordination motrice : synchroniser les différentes parties du corps pour accomplir un mouvement
  • L'exécution motrice : réaliser le geste de manière fluide et efficace
  • L'automatisation des gestes : rendre automatiques des mouvements qui devraient l'être (écriture, habillage, vélo)
  • L'adaptation motrice : ajuster les gestes en fonction des situations

Ces difficultés peuvent se manifester dans les activités de la vie quotidienne (habillage, repas, hygiène), les activités scolaires (écriture, géométrie, éducation physique) et les activités de loisirs (sports, activités manuelles).

Différence entre maladresse ordinaire et TDC

Tous les enfants peuvent être maladroits de temps en temps, surtout lors de l'apprentissage de nouvelles compétences. La différence avec le TDC réside dans :

  • La persistance : les difficultés durent depuis au moins 6 mois et ne s'améliorent pas spontanément avec l'âge
  • L'intensité : la maladresse est nettement plus importante que chez les autres enfants du même âge
  • Le retentissement : les difficultés impactent significativement la vie quotidienne, la scolarité et/ou les activités de loisirs
  • L'absence d'automatisation : des gestes qui devraient devenir automatiques restent laborieux (lacer ses chaussures à 10 ans)

Prévalence et données épidémiologiques

Selon les études scientifiques et les données de l'INSERM :

  • Le TDC touche environ 5 à 6% des enfants d'âge scolaire (6-11 ans)
  • Cela représente environ 1 à 2 enfants par classe
  • Les garçons sont plus fréquemment touchés que les filles, avec un ratio d'environ 2 à 4 garçons pour 1 fille
  • Le TDC persiste souvent à l'adolescence et à l'âge adulte : environ 50 à 70% des enfants présentant un TDC continuent d'avoir des difficultés de coordination significatives à l'âge adulte

TDC et dyspraxie : quelles différences ?

Les termes "TDC" et "dyspraxie" sont souvent utilisés de manière interchangeable, mais certains professionnels établissent une distinction :

  • TDC : terme médical international (DSM-5, CIM-11) désignant l'ensemble des troubles de la coordination développementale
  • Dyspraxie : terme plus spécifique désignant les difficultés dans la planification et l'exécution de gestes complexes et nouveaux

Dans ce guide, nous utiliserons principalement le terme TDC, qui est le terme officiel recommandé par la Haute Autorité de Santé, mais nous mentionnerons également la dyspraxie lorsque cela est pertinent.

Le saviez-vous ?

Le TDC est très souvent associé à d'autres troubles du neurodéveloppement. Entre 50 et 70% des enfants présentant un TDC ont également d'autres troubles tels que le TDAH (Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité), des troubles DYS (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie), ou le TSA (Trouble du Spectre de l'Autisme). Cette coexistence, appelée comorbidité, complexifie le tableau clinique. C'est pourquoi un bilan complet et pluridisciplinaire peut être indiqué pour identifier l'ensemble des difficultés et proposer un accompagnement global et personnalisé, conforme aux recommandations de la Haute Autorité de Santé.

Les symptômes du TDC chez l'enfant

Les manifestations du TDC varient selon l'âge de l'enfant, la sévérité du trouble et les domaines les plus affectés. Certains signes peuvent apparaître dès la petite enfance, mais c'est souvent lors de l'entrée à l'école maternelle et primaire que les difficultés deviennent plus évidentes et préoccupantes.

Les types de TDC selon les domaines affectés

Le TDC peut affecter différents types de mouvements :

TDC affectant la motricité globale (grands mouvements du corps) :

  • Difficultés dans la marche, la course, le saut
  • Difficultés d'équilibre
  • Maladresse importante (chutes fréquentes, se cogne, etc ..)
  • Difficultés dans les activités sportives (vélo, ballon, natation, etc …)

TDC affectant la motricité fine (petits mouvements précis) :

  • Difficultés dans la manipulation de petits objets
  • Difficultés en écriture (dysgraphie)
  • Difficultés dans les activités manuelles (découpage, assemblage, dessin)
  • Difficultés dans les gestes de la vie quotidienne (boutons, lacets, fermetures éclair)

TDC affectant la coordination oculo-manuelle (coordination œil-main) :

  • Difficultés à attraper ou lancer un ballon
  • Difficultés dans les activités nécessitant coordination visuo-motrice (écriture, dessin, coloriage, géométrie)
  • Difficultés à suivre une ligne en lisant

TDC affectant l'organisation spatiale :

  • Difficultés à se repérer dans l'espace
  • Difficultés à s'orienter
  • Difficultés dans les activités nécessitant une représentation spatiale (géométrie, puzzles, construction)

Un même enfant peut présenter des difficultés dans plusieurs de ces domaines.

Symptômes précoces (petite enfance, 0-3 ans)

Certains signes précoces peuvent alerter, même si le diagnostic de TDC ne peut être posé formellement avant l'âge de 5 ans :

Développement moteur retardé :

  • Retard dans l'acquisition des grandes étapes motrices (s'asseoir, ramper, marcher)
  • Marche tardive (après 18 mois)
  • Marche instable prolongée
  • Difficultés à monter/descendre les escaliers

Difficultés dans les gestes quotidiens :

  • Difficultés importantes pour manger seul (cuillère, fourchette)
  • Renverse souvent son verre
  • Difficultés pour boire au verre ou à la paille
  • Met longtemps à apprendre à manger proprement

Maladresse importante :

  • Chutes très fréquentes
  • Se cogne souvent (meubles, portes, autres enfants)
  • Casse ou fait tomber des objets fréquemment
  • Difficulté à contrôler ses mouvements

Difficultés dans les jeux :

  • Peu d'intérêt ou d'habileté pour les jeux de construction (empiler des cubes)
  • Difficultés importantes avec les encastrements, les puzzles simples
  • Difficultés à enfiler de grosses perles
  • Évite les jeux moteurs

Ces signes précoces ne permettent pas à eux seuls de poser un diagnostic de TDC, mais justifient une surveillance attentive du développement moteur et une éventuelle stimulation psychomotrice précoce.

Symptômes à l'âge préscolaire (maternelle, 3-5 ans)

C'est à l'école maternelle, avec les premières activités collectives et les premiers apprentissages graphiques, que les difficultés deviennent souvent plus visibles :

Motricité globale :

  • Maladresse importante persistante (se cogne, tombe fréquemment)
  • Difficultés dans les jeux de cour (courir, sauter, grimper)
  • Difficultés à pédaler sur un tricycle
  • Difficultés à attraper ou lancer un ballon
  • Difficultés d'équilibre (ne tient pas sur un pied)
  • Difficulté à sauter à pieds joints
  • Difficulté à monter/descendre les escaliers (s'accroche à la rampe, pose les deux pieds sur chaque marche)

Motricité fine :

  • Maladresse dans la manipulation de petits objets
  • Difficultés importantes en graphisme (coloriage débordant, tracés irréguliers)
  • Tenue du crayon inadaptée, crispée
  • Dessin très immature pour l'âge
  • Difficultés importantes dans les activités manuelles (découpage très difficile, collage maladroit, pâte à modeler)
  • Difficultés avec les puzzles, les encastrements

Autonomie dans la vie quotidienne :

  • Difficultés importantes et persistantes pour s'habiller seul (enfile les vêtements à l'envers, n'arrive pas à fermer les boutons, les fermetures éclair)
  • Ne sait pas lacer ses chaussures (même à 5-6 ans)
  • Difficultés pour se laver seul (se savonner, se rincer)
  • Repas salissants (renverse, fait tomber)
  • Lenteur importante dans tous les gestes quotidiens

Comportement et émotions :

  • Évite les activités motrices
  • Frustration importante face aux difficultés
  • Perte de confiance en soi
  • Parfois : agitation, opposition (pour masquer les difficultés)

Symptômes à l'âge scolaire élémentaire (6-11 ans)

À l'école primaire, les exigences scolaires augmentent, notamment en écriture, et les difficultés du TDC deviennent souvent très handicapantes :

Écriture (dysgraphie) :

  • Écriture illisible, très irrégulière
  • Lettres mal formées, déformées
  • Taille des lettres incohérente
  • Espacement irrégulier entre les lettres et les mots
  • Difficultés à respecter les lignes
  • Lenteur d'écriture très importante (ne termine pas les exercices)
  • Crispation importante, douleurs lors de l'écriture
  • Mauvaise tenue du crayon persistante
  • Fatigue rapide à l'écrit
  • Copie depuis le tableau extrêmement difficile et lente
  • Cahiers sales, raturés, désorganisés

L'écriture est souvent le handicap scolaire majeur des enfants présentant un TDC.

Géométrie et mathématiques :

  • Difficultés importantes en géométrie (tracés imprécis malgré les outils, figures déformées)
  • Difficultés à utiliser les outils (règle, équerre, compas, rapporteur)
  • Difficultés dans l'organisation spatiale des opérations posées (colonnes mal alignées)
  • Difficultés à se repérer dans les tableaux, les graphiques

Éducation physique et sportive :

  • Difficultés importantes dans tous les sports collectifs (coordination, anticipation)
  • Difficultés avec les sports de balle ou de ballon
  • Difficultés dans les parcours moteurs
  • Souvent évite l'EPS ou y est en échec
  • Parfois moqué ou choisi en dernier par les camarades
  • Difficulté à apprendre à faire du vélo (apprentissage tardif ou impossible sans roulettes)
  • Difficulté à nager

Activités manuelles et artistiques :

  • Difficultés importantes dans toutes les activités manuelles (bricolage, arts plastiques, travaux manuels)
  • Découpage très imprécis
  • Assemblage et construction difficiles
  • Dessin très immature
  • Coloriage débordant

Vie quotidienne et autonomie :

  • Lenteur importante dans tous les gestes quotidiens
  • Difficultés persistantes pour s'habiller (boutons, lacets, vêtements à l'envers)
  • Repas encore salissants
  • Difficultés à se brosser les dents efficacement
  • Difficultés à se coiffer
  • Organisation matérielle très difficile (cartable en désordre, oublis fréquents de matériel, perd ses affaires)
  • Désorganisation de l'espace de travail (bureau en désordre)

Retentissement scolaire global :

  • Lenteur importante : ne termine pas les exercices dans le temps imparti
  • Fatigabilité : fatigue intense liée à l'effort de concentration motrice permanent
  • Difficultés à prendre des notes
  • Difficultés dans les évaluations écrites (même si l'enfant connaît la réponse)
  • Écart grandissant entre compétences intellectuelles (souvent bonnes ou excellentes) et productions écrites (médiocres)

Impact psychologique :

  • Perte d'estime de soi importante
  • Sentiment d'incompétence, d'injustice ("je sais mais je n'arrive pas à l'écrire")
  • Anxiété face aux situations scolaires et motrices
  • Découragement, démotivation
  • Évitement des activités motrices
  • Parfois : troubles du comportement (opposition, agitation, isolement)
  • Moqueries des camarades possibles (maladresse, lenteur)

Symptômes à l'adolescence (12 ans et plus)

À l'adolescence, les difficultés du TDC persistent, même si certaines compensations ont pu être mises en place :

Persistance des difficultés :

  • Écriture toujours lente et/ou illisible (problématique pour les examens)
  • Difficultés persistantes dans les activités sportives
  • Maladresse toujours présente
  • Lenteur dans les tâches complexes
  • Difficultés d'organisation matérielle et temporelle

Nouvelles exigences :

  • Prise de notes au collège/lycée très difficile (cours magistraux)
  • Difficultés dans les travaux pratiques (sciences, technologie)
  • Difficultés dans certaines filières (art, EPS, technologie)
  • Anxiété importante face aux examens écrits

Répercussions sociales et psychologiques :

  • Impact sur l'estime de soi et l'identité adolescente
  • Évitement des activités sociales impliquant des compétences motrices
  • Risque de décrochage scolaire si pas de compensations

Nouveaux défis de l'autonomie :

  • Apprentissage de la conduite (permis de conduire) qui peut être plus difficile
  • Gestes complexes du quotidien (cuisine, bricolage)

Variabilité des symptômes

La sévérité et la nature des symptômes varient considérablement d'un enfant à l'autre. Certains enfants présentent un TDC léger avec des difficultés ciblées, d'autres un TDC sévère avec des répercussions majeures dans tous les domaines de la vie. Le profil de difficultés (motricité globale vs fine, coordination vs organisation spatiale) varie également.

Particularités selon le sexe

Les garçons sont plus fréquemment diagnostiqués avec un TDC que les filles (ratio 2-4:1). Cependant, comme pour d'autres troubles neurodéveloppementaux, cette différence pourrait être en partie liée à un sous-diagnostic chez les filles qui :

  • Ont parfois des manifestations plus discrètes
  • Sont socialement moins attendues dans les activités motrices compétitives
  • Développent davantage de stratégies de compensation
  • Intériorisent davantage leurs difficultés

Quand s'inquiéter ?

Selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé, il convient de consulter lorsque :

  • La maladresse est nettement plus importante que chez les autres enfants du même âge
  • Les difficultés motrices persistent au-delà de 5-6 ans sans amélioration
  • Les difficultés retentissent sur les activités quotidiennes (habillage, repas, hygiène)
  • Les difficultés impactent la scolarité (écriture, géométrie, EPS)
  • L'enfant évite les activités motrices
  • L'enfant souffre de ses difficultés (perte d'estime de soi, moqueries)
  • L'écart avec les autres enfants se creuse

Point important : Les symptômes du TDC peuvent être communs à d'autres troubles du neurodéveloppement ou s'y associer. Par exemple, des difficultés d'écriture peuvent être liées à un TDC mais aussi à une dysgraphie isolée ou à un TDAH (agitation, impulsivité). Une maladresse peut être liée à un TDC mais aussi à un TSA. Une évaluation pluridisciplinaire permet de différencier ces troubles et d'identifier tous les troubles présents, garantissant ainsi une prise en charge adaptée, globale et personnalisée.

Les causes et facteurs de risque

Le TDC est un trouble neurodéveloppemental dont les causes exactes ne sont pas complètement élucidées. Les recherches scientifiques, suggèrent l'implication de facteurs neurobiologiques, génétiques et environnementaux.

Les facteurs neurobiologiques

Les études d'imagerie cérébrale et les recherches en neurosciences révèlent des particularités dans le fonctionnement du cerveau des enfants présentant un TDC :

Régions cérébrales impliquées :

  • Le cervelet : structure essentielle pour la coordination motrice, l'équilibre et l'apprentissage de nouveaux gestes. Des anomalies dans le fonctionnement du cervelet ont été observées chez les personnes présentant un TDC.
  • Le cortex pariétal : impliqué dans la représentation spatiale du corps et l'intégration des informations sensorielles. Des particularités dans cette région peuvent expliquer les difficultés de coordination et d'organisation spatiale.
  • Le cortex prémoteur et moteur : impliqués dans la planification et l'exécution des mouvements volontaires
  • Les ganglions de la base : impliqués dans l'automatisation des mouvements

Particularités du fonctionnement cérébral :

  • Difficultés dans l'intégration sensori-motrice : plus de difficultés à intégrer les informations sensorielles (visuelles, tactiles, proprioceptives) pour planifier et ajuster les mouvements
  • Difficultés dans la planification motrice : concevoir mentalement la séquence d'actions nécessaires pour réaliser un geste complexe
  • Difficultés dans l'automatisation : les gestes restent coûteux en attention et ne deviennent pas automatiques

Ces particularités neurologiques sont présentes dès les premiers stades du développement cérébral et expliquent pourquoi les difficultés motrices persistent malgré l'entraînement et les efforts.

Les facteurs génétiques

La composante génétique du TDC est probable mais moins bien documentée que pour d'autres troubles neurodéveloppementaux comme le TDAH ou la dyslexie. Les études montrent que :

  • Le TDC a tendance à se retrouver dans certaines familles
  • Si un parent ou un membre de la fratrie présente un TDC, le risque est augmenté pour l'enfant
  • Les jumeaux monozygotes ont une concordance plus élevée que les jumeaux dizygotes

Plusieurs gènes pourraient être impliqués dans le développement des circuits cérébraux liés à la coordination motrice, mais les recherches sont encore en cours pour les identifier précisément.

Les facteurs de risque environnementaux

Certains facteurs environnementaux, notamment périnataux, peuvent augmenter le risque de TDC :

Facteurs prénataux :

  • Exposition prénatale à l'alcool ou au tabac
  • Malnutrition maternelle
  • Stress maternel important pendant la grossesse
  • Certaines infections maternelles

Facteurs périnataux (autour de la naissance) :

  • Grande prématurité (naissance avant 32 semaines) : facteur de risque majeur
  • Très faible poids de naissance (moins de 1500g)
  • Complications à la naissance (souffrance néonatale, anoxie)
  • Hémorragie intraventriculaire chez le prématuré

Facteurs postnataux :

  • Traumatisme crânien précoce
  • Infections graves du système nerveux central (méningite, encéphalite)
  • Manque de stimulation motrice (cas de négligence sévère, mais très rare)

Important : Ces facteurs environnementaux augmentent légèrement le risque mais ne causent pas automatiquement un TDC. La majorité des enfants exposés à ces facteurs ne développeront pas de TDC, et beaucoup d'enfants présentant un TDC n'ont aucun de ces facteurs de risque identifiables.

Ce qui ne cause pas le TDC

Il est essentiel de démystifier certaines fausses croyances qui génèrent culpabilité et stigmatisation :

Le TDC n'est pas causé par :

  • Un manque de pratique ou d'entraînement : l'enfant a souvent eu de nombreuses opportunités de pratiquer, mais les gestes ne s'automatisent pas
  • Un manque d'efforts : au contraire, ces enfants fournissent des efforts considérables pour des gestes que les autres réalisent facilement
  • Une mauvaise éducation parentale : les parents ne sont pas responsables du TDC
  • Un manque de stimulation (sauf cas de négligence extrême, très rare)
  • La paresse : l'enfant n'est pas paresseux, il a un trouble qui rend les gestes plus couteux
  • Trop de temps d'écran : même si une utilisation excessive d'écrans augmente le risque de complications liées à la sédentarité, elle ne cause pas le TDC qui est un trouble spécifique

Comment reconnaître le TDC chez l'enfant ?

Reconnaître précocement les signes du TDC permet d'orienter rapidement l'enfant vers une évaluation spécialisée et de mettre en place des interventions précoces qui amélioreront significativement son parcours scolaire et son bien-être.

Les premiers signes d'alerte

En petite enfance (avant 3 ans) :

Même si le diagnostic formel de TDC ne peut être posé avant 5 ans, certains signes précoces justifient une surveillance attentive :

  • Retard important dans l'acquisition des grandes étapes motrices (s'asseoir, marcher)
  • Marche tardive et instable prolongée
  • Chutes très fréquentes
  • Maladresse importante dans la manipulation d'objets
  • Difficultés importantes pour manger seul
  • Peu d'intérêt pour les jeux moteurs ou de construction

À la maternelle (3-5 ans) :

C'est souvent à l'école maternelle que les difficultés deviennent plus évidentes :

  • Maladresse nettement plus importante que les autres enfants (se cogne, tombe fréquemment)
  • Difficultés importantes dans les activités de graphisme (coloriage débordant, tracés très irréguliers)
  • Tenue du crayon inadaptée persistante
  • Dessin très immature
  • Difficultés importantes dans les activités manuelles (découpage très difficile)
  • Difficultés avec les puzzles, les encastrements
  • Évitement des jeux moteurs
  • Difficultés importantes pour s'habiller seul (à 4-5 ans)
  • Lenteur importante dans tous les gestes

À l'école primaire (6-11 ans) :

Les signes deviennent souvent évidents et handicapants :

  • Écriture illisible et/ou très lente malgré les efforts
  • Difficultés importantes en géométrie
  • Difficultés majeures en EPS
  • Évitement des activités manuelles et sportives
  • Lenteur importante : ne termine pas les exercices écrits
  • Organisation matérielle très difficile (cartable en désordre, oublis)
  • Fatigue importante liée aux efforts de coordination
  • Maladresse persistante au quotidien
  • Difficultés d'autonomie (lacets, boutons)

Les domaines à observer

Pour repérer un possible TDC, observez votre enfant dans différents domaines :

Motricité globale :

  • Comment se déplace-t-il ? (équilibre, coordination)
  • Comment se comporte-t-il dans les jeux de cour ? (course, saut, grimper)
  • Comment réussit-il en sport ? (ballon, vélo, natation)


Motricité fine :

  • Comment écrit-il ? (lisibilité, vitesse, fatigue)
  • Comment réussit-il dans les activités manuelles ? (découpage, dessin, construction)
  • Comment manipule-t-il les petits objets ? (précision, rapidité)

Vie quotidienne :

  • Comment s'habille-t-il ? (autonomie, rapidité, boutons, lacets)
  • Comment se déroulent les repas ? (autonomie, propreté)
  • Comment se lave-t-il ? (autonomie, efficacité)

Organisation :

  • Comment gère-t-il son matériel scolaire ? (cartable, bureau, oublis)
  • Comment organise-t-il son espace de travail ?
  • Comment gère-t-il le temps ?

Bien-être psychologique :

  • Comment se sent-il face à ses difficultés ?
  • Évite-t-il certaines activités ?
  • Comment est son estime de soi ?

Le rôle crucial des enseignants

Les enseignants sont souvent les premiers à alerter sur un possible TDC car ils :

  • Observent l'enfant dans de nombreuses situations motrices et scolaires
  • Peuvent comparer avec les autres enfants de la classe
  • Voient les difficultés d'écriture, de géométrie, d'organisation
  • Constatent la lenteur, la fatigabilité, le retentissement scolaire

Il est important pour les parents d'être à l'écoute des remarques des enseignants et de ne pas minimiser les difficultés observées à l'école.

Quand consulter un professionnel ?

Il convient de consulter si :

  • La maladresse est nettement plus importante que chez les autres enfants du même âge
  • Les difficultés motrices persistent au-delà de 5-6 ans
  • Les difficultés retentissent sur la vie quotidienne (habillage, repas)
  • Les difficultés impactent significativement la scolarité (écriture, géométrie, EPS)
  • L'écart avec les autres enfants se creuse
  • L'enfant souffre de ses difficultés (frustration, perte d'estime de soi, évitement)
  • L'enseignant suggère une évaluation
  • Vous avez des antécédents familiaux de TDC ou d'autres troubles neurodéveloppementaux

Les professionnels de première ligne à consulter sont :

  • Le médecin traitant ou le pédiatre
  • Le médecin scolaire
  • Le médecin de PMI

Ces professionnels pourront réaliser un premier repérage et vous orienter vers des évaluations spécialisées (ergothérapeute, psychomotricien, neuropsychologue).

Important : Plus le repérage et l'intervention sont précoces, plus l'enfant pourra développer des stratégies compensatoires efficaces et éviter les sur-handicaps liés au TDC (perte d'estime de soi, échec scolaire, isolement social, troubles psychologiques secondaires). N'attendez pas que les difficultés s'aggravent pour consulter.

Comment diagnostiquer le TDC chez l'enfant ?

Le diagnostic de TDC repose sur une évaluation clinique rigoureuse et pluridisciplinaire. Il n'existe pas de test unique permettant de diagnostiquer le TDC. L'évaluation doit être globale et exclure d'autres causes possibles des difficultés motrices.

Qui consulter ?

Les professionnels de première ligne

Le parcours diagnostic débute généralement par une consultation auprès du médecin traitant, du pédiatre ou du médecin scolaire. Ce professionnel :

  • Recueille les informations auprès des parents, de l'enfant et des enseignants
  • Réalise un examen clinique pour vérifier l'absence de cause médicale évidente (trouble neurologique, trouble musculaire, trouble visuel)
  • Oriente vers les bilans spécialisés nécessaires

Les professionnels spécialisés dans les bilans

Plusieurs professionnels interviennent dans le diagnostic du TDC :

Le psychomotricien :

  • Évalue la motricité globale et fine
  • Évalue la coordination, l'équilibre, le tonus musculaire
  • Évalue l'organisation spatio-temporelle
  • Évalue le schéma corporel et la latéralisation
  • Identifie les difficultés de planification motrice

L'ergothérapeute :

  • Évalue les capacités motrices dans les activités de la vie quotidienne
  • Évalue spécifiquement l'écriture (graphomotricité)
  • Évalue la coordination oculo-manuelle
  • Évalue les capacités dans les activités manuelles
  • Identifie les besoins d'aménagements et d'aides techniques

Le neuropsychologue :

  • Évalue le fonctionnement intellectuel global (QI) pour confirmer qu'il est dans la norme
  • Évalue les fonctions cognitives (attention, mémoire, fonctions exécutives, vitesse de traitement)
  • Identifie d'éventuels troubles associés (TDAH, troubles des apprentissages)
  • Recherche un profil cognitif particulier

Le médecin spécialisé

  • Réalise un examen neurologique approfondi
  • Exclut une pathologie neurologique (infirmité motrice cérébrale, maladie neuromusculaire, etc.)
  • Coordonne le diagnostic pluridisciplinaire
  • Réalise la synthèse de tous les bilans
  • Pose le diagnostic final de TDC si les critères sont remplis
  • Établit le certificat médical pour les aménagements scolaires

Les étapes du diagnostic

Étape 1 : Consultation médicale initiale

Le médecin réalise une évaluation complète incluant :

  • Recueil de l'histoire développementale de l'enfant (étapes motrices, antécédents médicaux)
  • Examen clinique général et neurologique
  • Vérification de la vue et de l'audition
  • Évaluation du tonus musculaire, de la force, des réflexes
  • Recherche d'antécédents familiaux de troubles neurodéveloppementaux
  • Analyse des difficultés rapportées par les parents et l'école
  • Exclusion d'une pathologie neurologique évidente

Étape 2 : Les bilans paramédicaux spécialisés

Selon les difficultés repérées, le médecin oriente vers un ou plusieurs bilans :

Bilan psychomoteur :

  • Tests standardisés de coordination motrice
  • Évaluation de la motricité globale (équilibre, coordination, dissociation des mouvements)
  • Évaluation de la motricité fine (dextérité manuelle, coordination bimanuelle)
  • Évaluation de l'organisation spatio-temporelle
  • Évaluation du schéma corporel et de la latéralité
  • Évaluation du tonus et de la régulation tonique
  • Le bilan identifie les domaines affectés et la sévérité des difficultés

Bilan ergothérapique :

  • Évaluation de l'écriture manuscrite (qualité, vitesse, fatigue)
  • Tests de coordination oculo-manuelle
  • Évaluation des praxies (gestes volontaires et intentionnels)
  • Évaluation de l'autonomie dans les activités de la vie quotidienne
  • Évaluation des capacités dans les activités scolaires (géométrie, activités manuelles)
  • Identification des besoins en aménagements et aides techniques

Bilan neuropsychologique :

  • Évaluation du fonctionnement intellectuel
  • Évaluation des fonctions attentionnelles
  • Évaluation de la mémoire (notamment mémoire de travail)
  • Évaluation des fonctions exécutives (planification, flexibilité, inhibition)
  • Évaluation de la vitesse de traitement
  • Le bilan permet d'identifier un profil cognitif particulier et des troubles associés

Étape 3 : Synthèse pluridisciplinaire et diagnostic

L'ensemble des bilans est analysé pour :

  • Confirmer la présence d'un TDC selon les critères diagnostiques
  • Exclure d'autres causes (pathologie neurologique, déficience intellectuelle, trouble visuel)
  • Identifier d'éventuels troubles associés (TDAH, troubles DYS, TSA, troubles anxieux)
  • Établir le profil complet de l'enfant (forces et faiblesses)
  • Évaluer la sévérité du TDC et son retentissement
  • Élaborer un projet thérapeutique personnalisé
  • Établir les recommandations d'aménagements scolaires

Les critères diagnostiques du TDC

Pour poser un diagnostic de TDC selon le DSM-5, quatre critères doivent être réunis :

Critère A : Acquisition et exécution des compétences motrices coordonnées nettement inférieures à ce qui est attendu compte tenu de l'âge chronologique et des opportunités d'apprentissage. Les difficultés se manifestent par de la maladresse, de la lenteur et de l'imprécision dans l'exécution des habiletés motrices.

Critère B : Les difficultés motrices interfèrent de manière significative et persistante avec les activités de la vie quotidienne adaptées à l'âge chronologique (par exemple : soins personnels, entretien ménager) et/ou ont un impact sur la productivité scolaire/préscolaire, les activités préprofessionnelles et professionnelles, les loisirs et les jeux.

Critère C : Début des symptômes au cours de la période précoce du développement.

Critère D : Les difficultés motrices ne sont pas mieux expliquées par une déficience intellectuelle, un trouble de la vision, ou une affection neurologique influençant la motricité (par exemple infirmité motrice cérébrale, dystrophie musculaire, trouble dégénératif).

Les outils et tests diagnostiques

Les professionnels peuvent utiliser des tests standardisés et validés scientifiquement, en voici quelques un à titre indicatif.

Tests de coordination motrice :

  • MABC-2 (Movement Assessment Battery for Children - 2) : test de référence international pour évaluer la coordination motrice chez l'enfant. Il évalue la dextérité manuelle, la visée et la réception, et l'équilibre. La MABC3 sera éditée prochainement.
  • BOT-2 (Bruininks-Oseretsky Test of Motor Proficiency)

Tests de praxies :

  • Batterie d'évaluation des praxies gestuelles
  • Tests d'imitation de gestes

Tests d'écriture :

  • BHK (Échelle d'évaluation rapide de l'écriture) : évalue la qualité et la vitesse de l'écriture
  • Tests de graphomotricité

Tests neuropsychologiques :

  • WISC-V (Échelle d'Intelligence de Wechsler pour enfants) : évaluation du QI
  • Tests attentionnels (TEA-Ch, KITAP)
  • Tests de mémoire
  • Tests de fonctions exécutives

Questionnaires :

  • DCDQ (Developmental Coordination Disorder Questionnaire) : questionnaire destiné aux parents pour repérer les difficultés de coordination

Diagnostic différentiel : éliminer les autres causes

Avant de poser un diagnostic de TDC, il est essentiel d'exclure d'autres causes possibles des difficultés motrices, notamment:

Pathologies neurologiques :

  • Infirmité motrice cérébrale (IMC/paralysie cérébrale)
  • Maladies neuromusculaires
  • Ataxie
  • Tumeur cérébrale
  • Traumatisme crânien

Déficience intellectuelle :

  • Si le QI est inférieur à 70, on ne parle pas de TDC mais de difficultés motrices associées à la déficience intellectuelle

Troubles sensoriels :

  • Troubles visuels sévères
  • Troubles auditifs (affectant l'équilibre)

Autres troubles :

  • Hyperlaxité articulaire importante
  • Troubles orthopédiques

L'examen médical et les bilans permettent d'éliminer ces causes.

Délais habituels du parcours diagnostique

En France, les délais pour obtenir un diagnostic de TDC sont très variables selon les régions et les professionnels :

  • 3 à 6 mois pour obtenir un rendez-vous chez un psychomotricien ou ergothérapeute libéral (parfois plus dans certaines régions)
  • 3 à 6 mois pour un neuropsychologue
  • 6 à 12 mois (ou plus) pour une consultation dans un centre de référence des troubles des apprentissages

Au total, le parcours peut prendre 6 à 18 mois, voire davantage dans certaines régions en tension. Ces délais sont problématiques car ils retardent la mise en place des rééducations et des aménagements scolaires nécessaires. Pendant cette attente, l'enfant continue de vivre des échecs répétés en classe et dans la vie quotidienne, ce qui impacte sa motivation, son estime de soi et son bien-être psychologique.

Le bilan complet du neurodéveloppement chez Novadev

Comprendre votre enfant, sans attendre

Chez Novadev, nous vous aidons à comprendre ce que vit votre enfant, à identifier ses besoins et à vous guider vers les meilleures solutions pour l'accompagner.

Pourquoi une évaluation globale ?

Les symptômes que vous observez peuvent avoir plusieurs origines et révéler plusieurs troubles du neurodéveloppement. Notre approche pluridisciplinaire permet de mieux comprendre l'ensemble des difficultés de votre enfant et d'identifier tous les troubles présents, conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé.

Comment se déroule le bilan ?

1. Avant la venue : Quelques questions à remplir (30-45 min)

Après votre prise de rendez-vous sur Doctolib, vous recevez des questionnaires en ligne à compléter tranquillement depuis chez vous. Ces questionnaires standardisés nous aident à adapter le bilan aux besoins spécifiques de votre enfant. Les réponses sont synthétisées par notre intelligence artificielle puis analysées par nos professionnels pour personnaliser l'évaluation.

2. Sur place : 2 demi-journées de bilans

Entretien avec un médecin, votre enfant et vous

Lors de la première session, un médecin spécialisé en neurodéveloppement réalise un entretien médical approfondi avec vous et votre enfant. Il recueille l'histoire développementale complète depuis la naissance, analyse les difficultés actuelles dans différents contextes, et réalise un examen clinique complet.

Deux sessions de 3h d'évaluations avec notre équipe

Les bilans pluridisciplinaires sont réalisés lors de deux sessions de 3 heures chacune. Votre enfant est évalué par notre équipe de neuropsychologues et psychomotriciens dans un cadre bienveillant et adapté.

Les évaluations comprennent :

  • Le bilan médical : examen clinique complet, recueil des antécédents personnels et familiaux, recherche de facteurs de risque neurodéveloppementaux.
  • Le bilan neuropsychologique complet : évaluation des fonctions attentionnelles (attention soutenue, sélective, divisée), des fonctions exécutives (mémoire de travail, inhibition, flexibilité mentale, planification), et du fonctionnement intellectuel global avec le test de QI (WISC-V).
  • Le bilan psychomoteur : évaluation de la régulation tonico-émotionnelle, de la coordination motrice globale et fine (test M-ABC-2), de l'organisation spatio-temporelle et du schéma corporel.
  • L'évaluation pédopsychiatrique : observation clinique du comportement, de la régulation émotionnelle et des interactions sociales, recherche de troubles anxieux, oppositionnels ou de particularités du spectre autistique.
  • Le dépistage des troubles des apprentissages : évaluation du langage oral et écrit, de la conscience phonologique, et des compétences en lecture, écriture et calcul.

3. Après le bilan : Une consultation claire et rassurante

Explications détaillées du diagnostic

Une semaine après les bilans, vous avez une consultation de restitution d'une heure. Le médecin prend le temps de vous expliquer en détail le diagnostic posé, tous les troubles éventuellement associés qui ont été détectés, et le profil développemental complet de votre enfant.

Un compte-rendu complet et des recommandations concrètes pour la suite

Vous repartez avec un compte-rendu médical détaillé de 20 à 30 pages qui contient l'ensemble des résultats des tests réalisés, le diagnostic précis, et des recommandations personnalisées pour accompagner votre enfant au quotidien.

Ces recommandations couvrent trois domaines :

  • Pour la maison : guidance parentale, organisation du quotidien, gestion des émotions et des comportements
  • Pour l'école : aménagements pédagogiques à demander (PAP ou PPS), certificat médical pour l'école
  • Les prises en charge : rééducations recommandées (psychomotricité, orthophonie, ergothérapie, remédiation cognitive, soutien psychologique)

Le compte-rendu est directement exploitable pour demander des aménagements scolaires et constituer un dossier MDPH si nécessaire.

Informations pratiques

Tarif du bilan complet

Bilan complet : 850 €

Le tarif comprend l'intégralité du parcours : les questionnaires en ligne, la consultation médicale d'orientation, les deux demi-journées de bilans pluridisciplinaires (6 heures d'évaluations), la consultation de restitution, et le compte-rendu médical complet.

Reste à charge moyen pour les familles : environ 550 € (variable selon votre mutuelle)

Une partie du bilan est prise en charge par la Sécurité sociale et une partie par votre mutuelle selon votre contrat. Nous acceptons la Carte Vitale et vous fournissons tous les documents nécessaires pour vos remboursements.

Où nous trouver

Centre de Santé Novadev

15 rue Beudant, 75017 Paris

Accès :

  • Métro Rome, ligne 2 (3 minutes à pied)
  • RER A et E, gare Haussmann Saint-Lazare (10 minutes à pied)
  • Bus ligne 53, arrêt Rome - Batignolles

Les troubles associés au TDC

Le TDC est rarement isolé. La notion de comorbidité est très fréquente chez les enfants présentant un TDC. Comprendre ces associations est essentiel pour proposer une prise en charge adaptée et complète.

Qu'est-ce qu'une comorbidité ?

Une comorbidité désigne la présence simultanée de plusieurs troubles chez une même personne. Dans le cas du TDC, les études montrent que 50 à 70% des enfants présentent au moins un autre trouble du neurodéveloppement associé. Cette proportion très élevée signifie que la majorité des enfants avec TDC ont des besoins complexes nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire.

Les troubles les plus fréquemment associés au TDC

Le TDAH (Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité)

Le TDAH est le trouble le plus fréquemment associé au TDC :

  • 30 à 50% des enfants TDC présentent également un TDAH
  • Inversement, environ 30 à 50% des enfants TDAH présentent un TDC

Cette association est particulièrement problématique car :

  • Les difficultés attentionnelles aggravent les difficultés de planification motrice
  • L'impulsivité augmente les erreurs et les accidents
  • Les deux troubles impactent fortement la scolarité et les apprentissages
  • Les deux troubles nécessitent des interventions spécifiques différentes mais complémentaires

Les troubles DYS (troubles spécifiques des apprentissages)

Entre 40 et 60% des enfants TDC présentent également un ou plusieurs troubles DYS :

La dysgraphie (trouble de l'écriture manuscrite) :

  • Très fréquente chez les enfants TDC
  • Résulte directement des difficultés de coordination fine et oculo-manuelle
  • Constitue souvent le handicap scolaire majeur

La dyslexie (trouble spécifique de l'apprentissage du langage écritde la lecture) :

  • Environ 20 à 30% des enfants TDC
  • Les difficultés de coordination oculo-manuelle peuvent affecter le suivi visuel nécessaire à la lecture
  • L'association TDC + dyslexie + dysgraphie est fréquente et particulièrement handicapante

La dyscalculie (trouble du calcul) :

  • Environ 20 à 30% des enfants TDC
  • Les difficultés visuo-spatiales du TDC peuvent affecter la représentation spatiale des nombres et la géométrie

L'association TDC + plusieurs troubles DYS est fréquente et nécessite des rééducations multiples coordonnées (ergothérapie, psychomotricité, orthophonie).

Le Trouble du Spectre de l'Autisme (TSA)

L'association TDC et TSA est très fréquente :

  • Environ 50 à 80% des enfants TSA présentent également un TDC
  • Inversement, certains enfants diagnostiqués TDC présentent des particularités autistiques
  • Les difficultés de coordination et de planification motrice sont très fréquentes dans l'autisme
  • L'évaluation doit rechercher systématiquement des signes de TSA chez un enfant TDC, et vice versa

Les troubles du langage oral (Dysphasie)

Environ 20 à 30% des enfants TDC présentent également des troubles du langage oral. Il existe un lien entre coordination motrice et développement du langage.

Les troubles anxieux

L'anxiété touche environ 30 à 50% des enfants TDC. Elle peut être :

  • Réactionnelle aux difficultés vécues (échecs répétés, sentiment d'incompétence, moqueries)
  • Anticipatoire (anxiété face aux situations motrices ou scolaires : EPS, évaluations écrites)
  • Généralisée

L'anxiété aggrave les difficultés motrices (la tension musculaire augmente la maladresse) et nécessite une prise en charge spécifique (soutien psychologique, relaxation, parfois TCC).

La perte d'estime de soi et la dépression

Les échecs répétés dans les activités motrices, scolaires et quotidiennes, le sentiment de ne jamais réussir malgré les efforts, les remarques voire les moqueries peuvent entraîner :

  • Perte d'estime de soi importante et durable
  • Dévalorisation profonde ("je suis nul")
  • Découragement, démotivation
  • Peuvent augmenter les stratégies d'évitement vis à vis des situations difficiles
  • Parfois : symptômes dépressifs (tristesse, irritabilité, isolement, idées noires)

La préservation et la restauration de l'estime de soi doivent être au cœur de la prise en charge.

Les troubles du comportement

Face aux difficultés et à la frustration, certains enfants TDC développent des troubles du comportement :

  • Opposition, provocation
  • Évitement des tâches motrices et scolaires
  • Agitation (parfois pour masquer les difficultés)
  • Agressivité envers les pairs ou les adultes
  • Refus scolaire dans les cas les plus sévères

Ces troubles du comportement sont souvent secondaires au TDC et s'améliorent lorsque l'enfant est correctement pris en charge et que les aménagements sont mis en place.

Les troubles du sommeil

Les enfants TDC peuvent présenter des troubles du sommeil liés :

  • À l'anxiété
  • À la fatigue cognitive intense de la journée (compensation permanente)
  • Au stress scolaire
  • Aux devoirs longs et difficiles le soir

Pourquoi ces associations sont-elles courantes ?

Plusieurs hypothèses explicatives sont avancées par les chercheurs :

  • Facteurs génétiques communs : les gènes impliqués dans le TDC le sont souvent aussi dans d'autres troubles neurodéveloppementaux (TDAH, TSA, troubles DYS)
  • Dysfonctionnements cérébraux partagés : les régions cérébrales impliquées dans les différents troubles peuvent se chevaucher (cervelet, cortex pariétal, circuits fronto-sous-corticaux)
  • Conséquences en cascade : un trouble peut en favoriser un autre (par exemple, le TDC peut entraîner de l'anxiété qui aggrave les difficultés motrices)

Les prises en charge et accompagnements

Une fois le diagnostic posé, la mise en place d'interventions adaptées est essentielle pour accompagner l'enfant dans ses apprentissages, améliorer son autonomie quotidienne et préserver son bien-être psychologique. Le TDC ne "guérit" pas mais l'enfant peut développer des stratégies compensatoires, progresser significativement et mener une vie épanouie.

L'importance de l'intervention précoce

Plus le diagnostic est posé tôt et les interventions mises en place rapidement, meilleurs sont les résultats. Intervenir tôt permet de :

  • Développer des stratégies compensatoires efficaces pendant les périodes sensibles du développement
  • Limiter le retard dans les apprentissages scolaires
  • Éviter la perte d'estime de soi et les troubles psychologiques secondaires
  • Prévenir l'isolement social
  • Préserver la motivation de l'enfant
  • Mettre en place des aménagements scolaires avant que l'écart avec les pairs ne se creuse trop

Les rééducations spécialisées

L'ergothérapie

L'ergothérapeute est le professionnel central pour la rééducation du TDC. Les séances d'ergothérapie visent à :

Améliorer les capacités motrices :

  • Rééducation du geste graphique (écriture)
  • Amélioration de la coordination oculo-manuelle
  • Amélioration des praxies (planification et exécution des gestes volontaires)
  • Entraînement aux gestes de la vie quotidienne (habillage, repas, hygiène)
  • Travail sur la motricité fine (découpage, manipulation de petits objets)

Développer des stratégies compensatoires :

  • Stratégies pour compenser les difficultés d'écriture
  • Utilisation d'outils adaptés (claviers ergonomiques, outils scolaires adaptés)
  • Organisation et structuration de l'environnement
  • Méthodologie pour les tâches complexes (décomposition, planification)

Orientation vers des aides techniques :

  • Utilisation de l'ordinateur pour l'écriture
  • Logiciels spécifiques (prédiction de mots, correcteurs)
  • Outils adaptés pour la géométrie
  • Aménagement du matériel scolaire

Fréquence : Généralement 1 séance par semaine

La psychomotricité

Le psychomotricien travaille sur :

La motricité globale :

  • Coordination des mouvements du corps
  • Équilibre
  • Dissociation des mouvements
  • Schéma corporel et conscience corporelle

La régulation tonico-émotionnelle :

  • Gestion du tonus musculaire (souvent trop élevé par compensation)
  • Relaxation
  • Lien entre émotion et motricité

L'organisation spatio-temporelle :

  • Repérage dans l'espace
  • Latéralisation
  • Structuration temporelle

La motricité fine et la coordination oculo-manuelle :

  • Dextérité manuelle
  • Coordination œil-main
  • Précision des gestes

La psychomotricité et l'ergothérapie sont souvent complémentaires et peuvent être menées en parallèle, selon les besoins de l'enfant.

Fréquence : Généralement 1 séance par semaine.

L'orthophonie

Si l'enfant présente également des troubles DYS associés (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie) ou des troubles du langage oral, une prise en charge orthophonique est nécessaire en parallèle.

La neuropsychologie

Le neuropsychologue propose des séances de remédiation cognitive ciblant :

  • L'attention (soutenue, sélective, divisée) - particulièrement si TDAH associé
  • La mémoire de travail
  • Les fonctions exécutives (planification, organisation, flexibilité)
  • Les stratégies d'apprentissage
  • La métacognition (apprendre à apprendre, à s'organiser)

Ces séances sont particulièrement utiles en cas de TDAH associé ou de difficultés attentionnelles et organisationnelles importantes.

Le soutien psychologique

Un accompagnement psychologique peut être nécessaire pour :

  • Restaurer l'estime de soi
  • Gérer l'anxiété liée aux situations motrices et scolaires
  • Développer des stratégies d'adaptation émotionnelle
  • Soutenir l'enfant face au découragement et à la frustration
  • Accompagner les troubles du comportement réactionnels
  • Prévenir ou traiter les symptômes dépressifs

Les Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC) peuvent être particulièrement utiles pour gérer l'anxiété et développer des pensées positives.

La guidance parentale

Les parents jouent un rôle essentiel dans l'accompagnement de leur enfant TDC. Il est important de :

  • Comprendre le trouble et ses manifestations
  • Adapter les exigences à la maison (temps supplémentaire, aide partielle)
  • Valoriser les efforts plus que les résultats
  • Développer l'autonomie progressivement en décomposant les tâches
  • Maintenir une relation positive (éviter les conflits répétés sur l'habillage, les devoirs)
  • Préserver les activités où l'enfant réussit et s'épanouit
  • Valoriser les points forts de l'enfant
  • Éviter les comparaisons avec les frères/sœurs ou les pairs

Des programmes de guidance parentale peuvent être proposés pour accompagner les familles dans la gestion du quotidien.

Les aménagements scolaires

Les enfants présentant un TDC ont droit à des aménagements scolaires pour compenser leurs difficultés. Ces aménagements sont essentiels pour permettre à l'enfant de suivre sa scolarité dans de bonnes conditions et de montrer ses compétences intellectuelles malgré ses difficultés motrices.

Le PAP (Plan d'Accompagnement Personnalisé)

Le PAP est le dispositif de référence pour le TDC. Il liste les aménagements pédagogiques dont l'enfant a besoin :

Aménagements pour l'écriture (prioritaires pour le TDC) :

  • Utilisation de l'ordinateur en classe (le plus important)
  • Réduction de la quantité d'écrit exigée
  • Photocopies des cours (éviter la copie depuis le tableau)
  • Temps supplémentaire pour les exercices écrits (tiers-temps voire plus)
  • Secrétariat d'examen (quelqu'un écrit sous la dictée de l'élève)
  • Acceptation d'une écriture script plutôt que cursive
  • Pas de pénalisation pour la présentation ou la graphie
  • Dictée à l'adulte pour les productions longues
  • Privilégier les évaluations orales

Aménagements pour la géométrie et les mathématiques :

  • Figures géométriques pré-dessinées ou à compléter
  • Utilisation d'outils adaptés (compas adapté, équerre avec poignée)
  • Tolérance sur la précision des tracés (évaluer le raisonnement, pas le tracé)
  • Temps supplémentaire
  • Possibilité d'utiliser l'ordinateur avec logiciels de géométrie

Aménagements pour les activités manuelles et artistiques :

  • Adaptation des consignes et des exigences
  • Évaluation sur l'intention et la créativité plutôt que sur la réalisation technique
  • Aide d'un camarade ou de l'enseignant pour certaines tâches

Aménagements en EPS :

  • Adaptation des activités proposées
  • Dispense de certaines activités si trop anxiogènes (après évaluation)
  • Évaluation adaptée (valoriser les progrès, l'engagement, pas la performance)
  • Possibilité de rôles différents (arbitre, chronométreur)

Aménagements généraux :

  • Temps supplémentaire dans toutes les matières
  • Place stratégique dans la classe (près du tableau, accès facile)
  • Aide pour l'organisation matérielle (vérification du cartable, du matériel)
  • Consignes claires, reformulées, une par une
  • Fragmentation des tâches complexes
  • Supports visuels
  • Bienveillance et encouragements

Le PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation)

Pour les situations plus complexes nécessitant des compensations importantes, un PPS peut être mis en place via la MDPH. Il peut inclure :

  • Tous les aménagements du PAP
  • Un accompagnement humain (AESH) pour aider l'enfant dans les tâches motrices et l'organisation
  • Du matériel pédagogique adapté financé (ordinateur, logiciels spécifiques, outils adaptés)
  • Une orientation vers un dispositif adapté si nécessaire (ULIS, SEGPA)
  • Un temps de scolarisation aménagé si nécessaire

Les aménagements aux examens

Les enfants présentant un TDC peuvent bénéficier d'aménagements aux examens (brevet, baccalauréat) :

  • Tiers-temps supplémentaire (voire temps majoré)
  • Utilisation de l'ordinateur (essentiel)
  • Secrétaire (quelqu'un écrit sous la dictée de l'élève)
  • Salle séparée
  • Adaptations des sujets (par exemple géométrie pré-dessinée)

Ces aménagements doivent être demandés chaque année auprès du médecin scolaire, avec un certificat médical récent.

Comment mettre en place les aménagements

Le médecin qui a posé le diagnostic fournit un certificat médical détaillant les difficultés de l'enfant et les aménagements recommandés. Ce certificat est transmis à l'école. Le médecin scolaire valide le PAP, qui est ensuite élaboré en équipe éducative avec les parents, l'enseignant, le directeur d'école et éventuellement les professionnels qui suivent l'enfant (ergothérapeute, psychomotricien).

Les outils technologiques et compensatoires

De nombreux outils peuvent aider les enfants TDC à compenser leurs difficultés :

Pour l'écriture :

  • Ordinateur avec traitement de texte (outil prioritaire)
  • Correcteur orthographique performant
  • Logiciels de prédiction de mots
  • Dictée vocale (l'enfant parle, l'ordinateur écrit)
  • Claviers adaptés (ergonomiques)

Pour la géométrie :

  • Logiciels de géométrie dynamique (GeoGebra, Scratch)
  • Compas adapté, règle avec poignée
  • Gabarits d'angles

Pour l'organisation :

  • Agenda électronique
  • Applications de gestion des tâches
  • Minuteurs visuels
  • Checklist illustrées

Pour la vie quotidienne :

  • Vêtements adaptés (sans boutons, sans lacets)
  • Couverts ergonomiques
  • Outils adaptés pour l'hygiène

Formation à l'utilisation de l'ordinateur

L'utilisation de l'ordinateur est l'aménagement le plus important pour les enfants TDC en âge scolaire. Il est essentiel que l'enfant soit formé à :

  • La frappe au clavier (méthode de frappe à 10 doigts si possible)
  • L'utilisation d'un traitement de texte
  • L'utilisation des outils de correction
  • La mise en page de documents

Cette formation peut être réalisée par l'ergothérapeute ou un professionnel formé.

Les traitements médicamenteux

Il n'existe pas de traitement médicamenteux du TDC lui-même. En revanche :

  • Si l'enfant présente un TDAH associé, un traitement médicamenteux (méthylphénidate) peut être envisagé. Ce traitement améliore l'attention et peut ainsi faciliter la planification motrice et les apprentissages.
  • Si l'enfant présente une anxiété sévère, un traitement anxiolytique temporaire peut parfois être proposé en complément d'un soutien psychologique.

Le rôle de la MDPH

La MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) est l'interlocuteur pour :

  • L'évaluation des besoins de l'enfant
  • La reconnaissance du handicap
  • L'attribution du PPS si nécessaire
  • L'attribution de matériel pédagogique adapté (ordinateur, logiciels)
  • L'attribution d'une AESH si nécessaire
  • L'AEEH (Allocation d'Éducation de l'Enfant Handicapé)
  • L'orientation vers des structures spécialisées si besoin

Vivre au quotidien avec un enfant présentant un TDC

Le TDC impacte tous les aspects de la vie quotidienne de l'enfant et de sa famille. Comprendre le fonctionnement de l'enfant et adapter l'environnement permet d'améliorer significativement la qualité de vie familiale.

À la maison

L'autonomie dans les gestes quotidiens

Les gestes quotidiens (habillage, repas, hygiène) sont souvent source de difficultés et de conflits. Quelques stratégies facilitatrices :

Habillage :

  • Prévoir largement le temps nécessaire (pas de précipitation le matin)
  • Choisir des vêtements simples (élastiques plutôt que boutons, scratch plutôt que lacets)
  • Apprendre les techniques une étape à la fois
  • Utiliser des repères visuels (étiquette devant/derrière, chaussure droite/gauche marquée)
  • Valoriser les progrès même petits

Repas :

  • Utiliser des couverts ergonomiques adaptés
  • Accepter que les repas soient moins "propres" que pour les autres enfants
  • Set de table avec indication de l'emplacement des couverts
  • Verre avec couvercle et paille si nécessaire
  • Éviter les remarques constantes, valoriser les efforts

Hygiène :

  • Décomposer les tâches (se savonner, se rincer, se sécher)
  • Checklist illustrée dans la salle de bain
  • Brosse à dents électrique plus facile
  • Shampooing en mousse plus facile à rincer
  • Encourager l'autonomie progressive

Les devoirs : un défi quotidien

Les devoirs sont particulièrement difficiles pour les enfants TDC en raison de la lenteur d'écriture et de la fatigabilité. Stratégies facilitatrices :

  • Limiter drastiquement le temps de devoirs : 20-30 minutes maximum pour un enfant de primaire
  • Utiliser l'ordinateur pour les devoirs écrits quand c'est possible
  • Privilégier l'oral : l'enfant récite, le parent écrit si besoin
  • Réduire la quantité : faire 2-3 exercices bien faits plutôt que 10 bâclés
  • Fractionner : faire des pauses de 5 minutes toutes les 15 minutes
  • Choisir le bon moment : quand l'enfant est disponible (pas trop fatigué)
  • Ne pas hésiter à contacter l'enseignant : si les devoirs prennent trop de temps ou si l'enfant souffre
  • Valoriser les efforts, pas seulement le résultat

Organisation matérielle

Les enfants TDC ont souvent de grandes difficultés d'organisation :

  • Aider à préparer le cartable (vérifier avec l'emploi du temps)
  • Ranger avec l'enfant après les devoirs
  • Utiliser des codes couleurs (une couleur par matière)
  • Limiter le matériel (pas de multiples stylos, crayons)
  • Checklist visuelle pour ne rien oublier
  • Espace de travail dégagé, organisé

Préserver l'estime de soi

L'estime de soi des enfants TDC est souvent très fragilisée. Il est essentiel de :

  • Valoriser systématiquement les points forts (créativité, empathie, humour, raisonnement, connaissances, etc.)
  • Encourager les activités où l'enfant réussit (lecture, jeux de société, musique, etc.)
  • Éviter les comparaisons avec les frères/sœurs ou les autres enfants
  • Rappeler que le trouble ne définit pas l'enfant ("tu as un TDC, mais tu n'es pas que ça")
  • Célébrer les progrès, même petits
  • Maintenir des exigences adaptées sans surprotéger ni sous-estimer

À l'école

Communication avec les enseignants

Un dialogue régulier et constructif avec l'équipe enseignante est essentiel :

  • Transmettre le certificat médical et le PAP en début d'année
  • Expliquer les particularités de l'enfant et les stratégies qui fonctionnent
  • Insister sur l'importance de l'utilisation de l'ordinateur
  • Faire le point régulièrement
  • Valoriser le travail de l'enseignant
  • Créer une relation de collaboration

Vérifier la mise en place des aménagements

Malheureusement, les aménagements ne sont pas toujours appliqués correctement :

  • Vérifier régulièrement que l'enfant utilise bien l'ordinateur en classe
  • S'assurer que les évaluations sont adaptées
  • Vérifier que le temps supplémentaire est accordé
  • Rester vigilant sur le bien-être de l'enfant à l'école

Relations avec les camarades

Les enfants TDC peuvent être victimes de moqueries en raison de leur maladresse :

  • Être à l'écoute si l'enfant rapporte des moqueries
  • Valoriser ses forces pour favoriser l'acceptation par les pairs
  • Rester vigilant face au harcèlement scolaire
  • Dans certains cas, sensibiliser la classe au TDC (avec l'accord de l'enfant et de l'enseignant)
  • Encourager les amitiés basées sur les intérêts communs plutôt que sur les compétences motrices

Les activités extra-scolaires

Importance des loisirs

Les activités extra-scolaires sont essentielles pour :

  • Développer des compétences dans des domaines où l'enfant peut réussir
  • Se sentir valorisé
  • Créer du lien social en dehors du contexte scolaire
  • Se détendre et décompresser
  • Préserver l'équilibre et le bien-être

Choix des activités

  • Privilégier les activités où l'enfant est en réussite : musique, chant, théâtre, arts plastiques, natation (souvent plus facile que les sports collectifs), échecs, jeux de société, informatique, etc.
  • Éviter les activités très exigeantes en coordination motrice si l'enfant les vit mal (certains sports collectifs, danse classique, gymnastique)
  • Respecter les envies de l'enfant
  • Ne pas surcharger l'emploi du temps (une ou deux activités suffisent)
  • Informer l'encadrant du TDC si nécessaire et si l'enfant est d'accord

Préserver l'équilibre familial

Prendre soin de la fratrie

Les frères et sœurs d'un enfant TDC peuvent ressentir diverses émotions :

  • Leur expliquer le TDC de manière adaptée
  • Leur consacrer des moments individuels
  • Être attentif à ce qu'ils ne se sentent pas délaissés
  • Valoriser leurs propres réussites
  • Les autoriser à exprimer leurs émotions (jalousie, gêne vis-à-vis de la maladresse du frère/de la sœur)

Prendre soin de soi en tant que parent

Accompagner un enfant TDC peut être épuisant (habillage long le matin, devoirs difficiles le soir, rendez-vous multiples chez les professionnels). Les parents doivent :

  • Ne pas culpabiliser (le TDC n'est pas de leur faute)
  • Accepter de ne pas être parfait
  • Demander de l'aide (famille, amis, professionnels)
  • Préserver des moments pour soi et pour le couple
  • Rejoindre des groupes de parents (associations)
  • Consulter un psychologue si nécessaire

Gérer le stress familial

Le TDC peut générer du stress dans la famille :

  • Accepter que les choses prennent plus de temps
  • Se fixer des objectifs réalistes
  • Célébrer les petites victoires
  • Garder à l'esprit que l'enfant fait de son mieux
  • Rester confiant dans les capacités de l'enfant à progresser avec les aides adaptées

Conclusion

Si vous suspectez un TDC chez votre enfant en raison de difficultés motrices importantes et persistantes, n'attendez pas pour consulter. Plus le diagnostic est posé tôt et les interventions mises en place rapidement (rééducations et surtout aménagements scolaires comme l'utilisation de l'ordinateur), plus votre enfant aura de chances de développer des stratégies compensatoires efficaces, de préserver son estime de soi et de mener une scolarité réussie. Le TDC est durable mais n'est pas une fatalité : avec des rééducations adaptées, des aménagements appropriés et un environnement bienveillant, les enfants TDC peuvent s'épanouir pleinement et révéler leurs talents intellectuels et créatifs.

Gardez à l'esprit que le TDC est très souvent associé à d'autres troubles du neurodéveloppement comme le TDAH, les troubles DYS ou le TSA. Un bilan complet et global, conforme aux recommandations de la Haute Autorité de Santé, est essentiel pour identifier précisément l'ensemble des difficultés de votre enfant, mais aussi ses forces, et mettre en place un accompagnement personnalisé, cohérent et adapté à son profil unique.

(FAQ)

Questions fréquentes

À quel âge peut-on réaliser une évaluation ?

IconIcon

Le centre reçoit les enfants de 5 à 12 ans.

En quoi consiste l'évaluation complète chez Novadev ?

IconIcon

L'évaluation s’articule classiquement en plusieurs étapes :

- 3 consultations médicales : une consultation d’orientation, une consultation d’évaluation, puis une consultation d’annonce du diagnostic et de la stratégie thérapeutique.
- 4 bilans réalisés en présentiel : un bilan psychomoteur, une évaluation du fonctionnement intellectuel (QI), une évaluation du langage et des apprentissages, ainsi qu’un bilan psychologique.
- Une analyse de questionnaires remplis par l’entourage du patient, pour obtenir une vision globale et précise du profil.

Que contient le rapport remis aux familles ?

IconIcon

Le rapport clinique comprend les observations réalisées, l’interprétation des résultats et les recommandations d’accompagnement.

Combien coûte une évaluation chez Novadev ?

IconIcon

Certaines évaluations spécialisées ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie. Une information claire est systématiquement délivrée avant toute réalisation.

Les évaluations pluridisciplinaires (bilan neuropsychologique, psychologique, psychomoteur et évaluation du langage et des apprentissages) représentent au maximum un coût de 795 €. Ce montant peut être réduit par un remboursement partiel selon les garanties de votre complémentaire santé. Le reste à charge observé est généralement autour de 550 €.

Par ailleurs, les consultations médicales (environ 170 €) sont conventionnées et prises en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans dépassement d'honoraires.

Les évaluations sont-elles remboursées ?

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Les consultations médicales sont prises en charge par l’Assurance Maladie.

Les évaluations réalisées par les autres professionnels peuvent être partiellement remboursées par certaines complémentaires santé.

Quand dois-je régler les frais ?

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Le règlement des bilans psychomoteur, neuropsychologique, psychologique et l'évaluation du langage et des apprentissages — s'effectue lors de votre première visite. Une facture vous sera alors remise pour solliciter un remboursement auprès de votre complémentaire santé.

Concernant les consultations médicales, elles sont prises en charge directement par l'Assurance Maladie. Vous n'avez aucun frais à avancer.

Les bilans sont-ils fiables et validés ?

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Oui. Tous nos bilans et examens suivent les recommandations officielles des autorités de santé et reposent sur des méthodes validées scientifiquement.Ils sont réalisés par des professionnels formés et spécialisés dans l’évaluation des troubles du développement.

Combien de temps dure le parcours ?

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Le parcours comprend : une préparation en ligne complétée d'une téléconsultation médicale avec les parents, deux demi-journées d’évaluations, une consultation de restitution.

À qui s’adresse ces évaluations ?

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Elles sont destinées aux enfants et adolescents présentant des difficultés scolaires, comportementales, attentionnelles, émotionnelles ou de développement.

Qui réalise les évaluations ?

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Ils sont menés par une équipe pluridisciplinaire réunissant médecins, psychologues, neuropsychologues et psychomotriciens, impliqués dans l’évaluation et l’accompagnement des troubles du développement.

Que se passe-t-il après ?

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À l’issue de l'évaluation coordonée, un compte rendu détaillé est remis aux parents. Un plan d’accompagnement personnalisé est ensuite proposé, qui peut inclure :
- un suivi médical,
- des prises en charge rééducatives (orthophonie, psychomotricité, etc.),
- et/ou des aménagements scolaires adaptés.

Un bilan complet peut-il être réalisé en une seule journée ?

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Idéalement non. Pour garantir la fiabilité des résultats et éviter la fatigue, le bilan est réparti sur deux sessions. Toutefois, pour les familles venant de loin, nous pouvons adapter le programme pour limiter votre présence à une journée.

Les évaluations peuvent-elles aider pour la mise en place d’aménagements scolaires ?

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Oui. Le bilan fournit des recommandations précises concernant les apprentissages et les besoins spécifiques de l’enfant. Selon les résultats, il peut servir de base pour :

- un PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé),
- un PAI (Projet d’Accueil Individualisé),
- ou un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) si une notification MDPH est nécessaire.

Prendre rendez-vous pour une première évaluation

Les rendez-vous peuvent être pris directement sur Doctolib. La prise en charge peut inclure des consultations médicales, des évaluations pluridisciplinaires ainsi qu'une restitution avec rapport clinique.

(The metrics of health)

Transformative outcomes backed by data

3.5 X

Early risk detection compared to traditional annual checkups

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Lab testing
Annual checkup
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Improved metabolic scores

92

%

Users improved at least one key biomarker within

3 months
5
+

Data points

Continuous monitoring for precision health tracking.

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Glucose levels
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Heart rate
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Sleep cycles
Positive changes
Energized
Metabolic responses
Glucose response
Positive changes
Energized
Metabolic responses
Glucose response

15

days

Average time to first noticeable improvement

Metabolic responses
Glucose response
Positive changes
Energized
Metabolic responses
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Positive changes
Energized
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3.8 mmol/L

Date: 29/09/2025
Result: 3.8 mmol/L
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